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Une île. Une île, c’est un vaisseau suspendu entre mer et ciel, un lieu où court le temps d’une autre manière, car l’espace est faussé, entouré de digue, de ports, et de navires de plaisances ou de marchandises. J’aime les nuages car ils colportent leurs vérités, leurs masses, leurs formes, et la fantasmagorie qui va de paire. J’aime les îles et les îlots du pays de l’Iroise, cette mer tendre qui couvre la côte près de chez-moi. Elle est parfois terne, presque noire, mais aussi turquoise, et translucide. Elle est fraîche, et vous laisse l’envie de prendre un bain accompagné d’un surf dans votre main, et de dévaler les pentes douces, ou rugueuse de la plage de Penfould. Le tonnerre de Brest, cette ville grise qui porte son passé comme son absence de porte, elle a souffert dans la guerre, meurtrit la vieille ville s’est détruite, elle est une tombe sur la beauté, maintenant le port du ponant est un drôle de village où pousse le tramway, et des hurlements de machines qui creusent des galeries, trouvent des bombes, et du passé, tant de chair amère disparue pour l’honneur d’un drapeau, tant de misère pour un fou, un être unique qui a réussi à monter une armée pour sa mégalomanie. Je n’arrive pas à comprendre qu’une nation puisse suivre un fou de sang, un héros tortionnaire, un être qui porte des valeurs sans nom. Nous sommes tous différents, et les juifs ont le droit de respirer, pourquoi les chasser, si ce n’est pas simplement pour l’effroyable jalousie. Hier, encore, je pensais que ce sentiment trouble est le plus horrible qui soit vouloir la place de l’autre, lui prendre ses biens jusqu’à sa vie et celle de sa famille. Sanguinaire et le mot, et l’émotion qui s’y associe mais revenons à l’essentielle, le voyage sur une île. Perdu sous l’assaut des flots, Sein par exemple est exceptionnelle, si petite, il suffit de monter en haut de son phare pour voir l’horizon au quatre coin du monde, ses roches qui abritent son port, et cette île si plate, presque recouverte par la mer. Ici, pas de couleur, le bleu est absorbé, et les fonds sont noirs, j’aime ses pêcheurs et la course au barre de ligne. Une heure de marche suffit pour faire le tour, et un estaminet vous attend pour une dégustation de homard du cru, du coin. Je me souviens du film « Élisa » la chanson de Gainsbourg qui allait si bien à ce petit monde étrange, sa plage, ou nu Vanessa Paradis se laisser caresser par le soleil breton, elle était belle l’image, et j’imagine que le bonheur s’est cela se mettre à nu. Hitler avait du talent, de la voix, de la folie, et je crise quand je croise une croix gammée, ou des tordus qui se signe en souvenir de ce temps. Le mal se balade sur une coque de noix, et je me noie, je pense aux désirs que j’avais enfant quand je riais pour un oui, pour un non, et je me perds dans les étoiles, je tisse ma toile et l’univers et trop petit depuis que tu m’as laissé seul sur le quais. Les fleurs se portent dans les cheveux, et les chevaux dansent sur la lande, je rêve d’être une tortue pas tordue, un mec bien.

 

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