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Des fois, le moral est à l’effigie des marées, en haut, en bas, il faut qu’il étale, trouver la ceinture, l’équilibre de l’alpiniste, la danse du canard, le son du cobra, inutile de chercher des soins palliatifs, il faut de la compagnie, et sur l’eau, je le trouve quand je vois un macareux, un fou de bassan, des ailes, des îles, des villes, des cris, de la pêche, du combat, et tant de beauté. Le dauphin se cache dans la baie de Morlaix, il joue ailleurs mais je ne lui en veux pas, je cherche une étincelle, un regard, et je ne croise que des ombres. Sur ma route, je devise. Je me calme, et je respire car je sais que je ne suis pas mauvais, juste pris par un vent de suroît, une sudation, une crépitation, une brise qui s’essouffle. Je croise des fantômes, la passé ressurgit, il est un appel à la sirène, à la cité engloutie, je m’enferme et tente d’ôter l’épine dorsale, la douleur du célibataire, l’âme perdu sans eau dans un désert, et la question de géographie qui s’impose, dans quel bled j’ai posé mon sac, et où trouverais une épaule douce, thaïti monoï, de la douceur, et enlever cette douleur du quotidien. L’homme avance mais pas seul, il lui est nécessaire d’obtenir de la compagnie, du sang chaud, mais parlons de la nature, ses colories, le vert, le jaune, le turquoise, l’ocre gris, les nuages qui dessinent des forêts, et la faune, le poisson magique qui se joue des courants, et les mammifères marins qui cachant leur moustaches, toute la planète n’est qu’un jeu, et pourtant je ne rigole pas devant la crise économique et des gens qui se disent responsable qui laissent crever femmes et enfants dans les caniveaux, pour un billet pour l’espace, un billet pour l’espèce. Des irresponsables, sur le toit de la pyramide sociale, ils ont des privilèges et règlent leurs compte en comptant le nombre de coups bas qu’ils portent à l’adversaire, ce n’est pas sérieux ! Oui, je me répète, les graves ce sont ceux qui jouent les vies de celles et ceux qui n’ont pas le pouvoir de décider, ils calculent pour leur progéniture et leurs projets sont dégueulasses, absurdes. Bien sûr l’assistanat n’est pas la solution, seulement voilà, le système n’est pas en harmonie car il laisse trop de peuple sur le carreau. Je croise les doigts, moi qui suis un exclu de ce monde là, je sais que ma voix ne porte pas, alors je cours dans un marécage tenter d’ouvrir la cage, de sortir un son, un cri du foie. La crise ! je voudrais sourire aux vents présent m’arrêter à sein et voir l’île d’yeux, manger un cochon et m’offrir des frites. Je voudrais me mirer dans ton sourire, et arrêter de souffrir, oui, je voudrais mais je ne peux pas, alors je végète, et je rêve de Cyrus et de frisson d’ailes de corbeau…

 

Une île, si j’allais sur un bout de terre en mer, je ne voudrais pas y poser mon sac amer de solitude, seulement y poser ma tête et des pirouettes, des tas, des tonnes d’enfants, et je jouerais au ballon.

 

 

 

 

 

 

 

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