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Voyage ! Je pense à un autre monde, un lieu où je pourrais me reposer, et ne plus être aspiré par la lenteur du quotidien, quand je voyage, je m’invite dans des draps roses, je m’exporte vers le grand bleu, et je compense mon manque, mon vide, ma tristesse, et le peu d’action d’une journée. Tant de beauté, la cigogne, et le cygne, les chants et la mer, ses rochers, je voudrais plonger dans un tourbillon d’inconscience, rejoindre le sentier de l’enfance et me marier avec un pingouin. Il n’en est rien, sueur et peur du vide, un cauchemar. Je rêve, je m’évade, je pars sur un coin de luzerne, et je quitte ma maison. Je crois que le vice existe, mais j’en ai cure car il ne m’atteint pas. Est-ce quelqu’un m’attend près d’une église, et que je puisse déclamer des tonnes de vers, et boire un dernier verre en ce jour de Mai ? Le premier, le jour où la vie des travailleurs s’arrête, ils manifestent leurs inquiétudes, et moi je rigole. Impair, noir et passe, sur la route de mon destin j’ai croisé une vilaine sorcière, et depuis je nage dans les turbulences, et j’entends encore le son de l’ambulance. Handicapé, je n’ai pas de fauteuil roulant mais un boulet aux genoux, je croise des thérapeutes, et je sens leur impuissance. Hier encore, je jouais, j’avais un cercle sociale, peu d’argent mais des tonnes de connaissance, et j’avais l’impression d’exister. L’aube se lève, et moi j’ai cette curieuse sensation de me dire encore, pourquoi me laisse-t-on vivre. L’espoir ! Un joli mot, des jolies phrases mais je n’en ai plus une goutte, et pourtant je me bat. Au quotidien, j’essaye de voir l’insolite, le fameux, le petit rien qui me laisse sourire et oublier un peu ma souffrance, je ne suis pas fait pour vivre vieux, or ma santé me le permet, alors il faudra que ça cesse que je trouve un équilibre, que je prenne une main pour aller danser, plus d’un soir, toute une vie. Parfois, je m’échappe, surtout lorsque je vois le toit du mode, le ciel, je le trouve si beau, j’admire le peintre du grand tout, lui qui sait si bien marier les couleurs, et qui pourtant nous laisse nous les êtres de conscience dans la douleur d’être. Je voudrais être une image de Klimt, ou de Kandinsky, un de ses beaux tableaux que l’on protége dans les musés, pour m’amuser, et être observer, voir aimer. L’amour ce grand vide, ce sentiment qui me manque tant, je l’ai perdu un dimanche, et puis voilà, j’avais eu l’instinct, l’instant, et puis il m’a quitté pour un autre. Je me demande si je ne serais pas plus heureux si je ne connaissais pas le bonheur de me réveiller de bonne humeur, en compagnie de celle chérie. Je me demande, si dans cette période de chance, finalement je n’ai pas eu de la malchance de la croiser, d’être hypnotisé, et de devenir fou. Difficile de parler de soi, lorsque la vie vous joue des tours et que derrière vous comptez les jours, la nuit, le soleil, et la lune n’y peuvent rien. Je voudrais mourir pour m’ouvrir l’accès au dernier secret, il y a t-il quelque chose après ?Moi, je crois que nos vies tourne que l’on renaît en étant vierge, sans trace du passé, mais je sais aussi que nous n’avons pas tous les même carte au départ, ainsi moi ma famille est compliqué, pourtant je ne voudrais pas la changer. Personne ne choisi sa famille, ses amis, oui, et non, on est choisi par la géographie, la langue, ses mœurs, et puis la grande roue du karma tourne, un peu à droite, beaucoup à gauche et puis le temps s’arrête. Plus rien, votre vie viens de passer, vous l’avez croiser le bonheur, celui d’une fleur, d’un brin de muguet, d’une marguerite, d’un myosotis. Vivre, c’est sentir le vent sur sa colonne vertébral, et respirer. Encore une fois !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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