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Douce balade sur la vague de mes souvenirs, j’avais de l’ambition, celle d’être moi, pas un ersatz de moi-même, mes rêves engloutis par un tsunami, plus d’amis. Je voyage dans ma bulle et je construis des châteaux de sable, n’ayant pas de blé, rien de fertile dans ma conscience. Le soleil brille, il caresse peau et esprit, je vais bien. Le temps est long, tu es loin, un refrain, un train, une ville, des bateaux, hier encore je dansais sur l’eau. Aujourd’hui, une montagne de problème m’attend et je ne suis pas d’humeur à me battre. Cent fois, j’écris cette lettre, et puis je nage dans le tumulte de mon innocence, ma conscience reine. Je suis l’as, l’asticot, le vers de terre, et je me morfond au fond d’un aber. Les informations, le monde est en guerre, je le sais. J’ai peur du vide. Vertige ! La génération de mes enfants, car ils sont tous dans la cour des grands assassine ma vision du monde, depuis qu’internet et la télévision sont en dérivation, l’information circule plus vite qu’un cumulus, et trois stratus, trop c’est trop, impossible de se mettre en arrière plan, et de le comprendre. Vivre c’est meubler le temps, et certains travail, d’autre passe leurs mains sur le clavier de leur imagination, Gaza, tremblement, et tire de roquettes, quelle salade !

 

La vitesse, dans ma jeunesse, escargot, je vivais l’heure sans compter les secondes, j’allais jouer aux petites voitures, les capsules étaient des coureurs cyclistes, et j’avançais la tête dans l’eau, toujours entre deux bains, et maintenant, je pêche ! Si le monde est un ensemble, il ne tourne pas ronds, trop de violence, et puis cette jalousie à tout prix, être le seigneur des animaux, être le plus beau, le plus fort, je n’en ai cure de ses aspérités. La concurrence, ce n’est pas ma vie, moi je suis né l’œil étoile, et rien n’est plus beau que la naissance de l’univers. Je m’invite et je m’invente baleine, et je châsse le plancton, un petit mecton qui se balade immobile sur la route de son destin, fidèle destrier en main, quatre cartes, une bleu, une rouge, et des noirs, je tire la grande roue, et elle ne tourne pas. Je voudrais voir le monde, le dessiner, et écrire des histoires où les enfants ne seraient pas malade du ballon rond, je voudrais une glace pour me sustenter et me laisser tenter par le piège de narcisse. Oui, je voudrais la paix, la colombe et six colombins, mais il n’en est rien, je suis triste car mes cellules sont grises et vieillissent, demains, je serais vivant et le vent m’inondera de toute sa tendresse de ses mots d’absence et de cette règle de trois, un plus un égal toi ! Toi l’araignée invisible, invincible cible du fond de ma mémoire de chat… Rêve !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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