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L’ivresse, la caresse, le stress qui s’évapore, et la lune qui guette le hibou dans la chaleur du mois de mai. Nous sommes en Juin, et mes maux me reviennent, triste solitude, seule la marche du chat, feutrée, le chant des oiseaux, et cette corneille qui ne passerais pas le casting de nouvelle star. Étoile de mer, et merde ! Comment et a qui parler, je suis au large de Ouessant, je vois les bateaux, les shorts, les tongs, et les baguettes de pain. Moi, je lis un livre, il est drôle, et je me souviens de mon enfance quand je découvrais Boris Vian, l’écume, la lame qui se brise, je ne suis pas violent, mais j’aime les tempêtes. Je rouspète contre mon sort, ce sortilège, cette voie de garage, je voudrais être ailleurs allez danser au milieu de crocodiles, d’îles en ailes, et oublier les requins. La corneille mange des vers, et je voudrais coucher sur papier quelques vers, mais ils sont loin de moi, plus de rime, plus de rythme. Roland Garos, et la balle jaune incessante qui va et vient, coït, et le son, finalement, je préfère ma corneille gloutonne, le temps passe si lentement que j’éprouve ce besoin de transmettre ce mot ennui ! Quarante ans rugissant, et des désirs de silhouette, rire, jouer, briser ma voix, sous le joug de l’alcool se laisser bercer, porter par mes illusions. Demain, je vais me réveiller, et tenter de sortir de ce cauchemar. Connaissez-vous une issue ? Comment être épanouie ? Dans ma vie quand tout aller bien je trouver le moyen d’y redire de ne pas sentir le temps, cette mascarade sociale, vieux, enfin à l’aube du troisième âge, je nage, et les cons ruissellent de belles paroles, je ne suis une idole pour personne, même pas moi ! Hier, au téléphone, j’attendais la nouvelle, un éditeur, et je dois payer pour que ma mémoire se transporte, vais-je le faire ? Oui. Non. Peut-être ? Je ne sais pas, je ne sais plus depuis que je suis loin de ta silhouette, chouette muse qui s’amusais de mes mots doux. Une rencontre, un hippopotame, un loup, une guêpe, un guéridon pour guérir de ma malédiction. Je parle tout seul, à mon chien, à mon chat, à ma mère, j’ai de la chance elle a une bonne santé, nous vivons presque les mêmes jours, elle est au paradis, chez elle, je suis en enfer…

 

Rêvons à une plage de sable blanc, jaune, ou pleine de galet, je connais. Rêvons, d’une balde hors du temps, où je pourrais te parler, te dire des mots sussuré par la lune, des mots d’où, des cieux, et délicieux, je te ferais rire, normalement, je sais le faire, et puis toi, tu ouvrirera tes bras, pour me dire viens allons créer une famille, offrons leur une cour de bateau, pas d’avion ça tombe à l’eau. Je voudrais sourire, oui pour creuser mes rides et offenser le rideau le voile terne de ma peau, être indien, sauvage et crever les nuages. Je ne voudrais pas crever sans comprendre, mais il est tard, je vais m’asseoir et compter les mouches, car elles ont le bourdon. Oui, rideau, la pièce est à mi parcours, et je cours après des chimères, alors je ferais mieux de me taire.

 

 

 

 

 

 

 

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