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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 19:06
Un regard sur le monde de la petite édition qui luttent pour apparaître tel des rayons de soleil dans un salon, et faire plaisir au lecteur. Prôches et accessibles les auteurs de Facebook sont loin des grosses têtes de gondoles, mais unis par le désir des mots, le lien : link


Pour mon cas personnel, j'aimerai y être au printemps, pourtant plus Goéland qu'Hirondelle !

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:06
La preuve par l'image suivez le lien :link
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 12:11

Un tapis sur le flanc d’un chameau, des châteaux taillés dans la pierre, falaise de grès, des colonnes de molosses à la mode Bédouin, Carlita savait qu'elle venait de toucher les vagues de sables du Wadi Rum, ancienne terre de Jordanie clone mère de terre, désert, sur Jupiter et la Terre. Ici peu de flore, pas d’être fleur de sel ou d’oranger, pas plus d’ombelle d’oiseaux de paradis, de tulipes, de camélia seul du sable sur des pétales de roses et pics de cactus, astuce pour boire de l’eau de vie. Carlita aimait les voyages Stellaires surtout celui de la nébuleuse de la Tête de Cheval et savait que l’ombre des rois constructeurs d’édifices articulés ordonnait les sens de chacun, de chaque pièce de vie, et ces visages marqués par le teint du temps, du vol de charognard pour de la poudre de perlimpinpin nécessaire au foie, l’organe, et le fond  de croyance en l’animal ; ce jeu cruel d’être en haut de la chaîne de montagne, mais aussi de la chair peu cannibale – l’humain à l’origine de la bagarre pour la viande étalon refusait de manger l’autre frère, pas plus que sa sœur, c’était inné et dessiné pour rappelle à la mémoire collective sur « le radeau de la méduse ». Installée, nue, dans ses pensées sauvages Carlita prenait un bain d’algues, association de brun et de carmin, Jania Rubens concassées, fluide d’Ombrelle de mer entourées de Thalle rameux écrasées sur son corps au cœur d’une baignoire canard Chipeau. Sa salle de soin datait de l’air primaire, 2159 et des poussières. Jadis, grand-papas et mamies parlaient sans sens et sans cesse de la pluie et du beau temps, de leurs expériences d’être né, ici, à l’Eden céleste : couche de stratus, dos de cumulus, cuche de cirrus et verre d’eau. Un temps révolu, trop de tempêtes et de cyclones dans les têtes, l’égout des cimetières s’était ouvert, les tsunamis avaient détruit l’ensemble des rêves construits, les principaux monuments de la boule bleue, la tour de Belem, celle de Pise,  le château de Versailles, l’arche de la défense, le mur de Chine, et tant d’autres tableaux avaient souffert et s’étaient ouverts au déluge, finies les sept merveilles du monde, plus de pyramide de Kheops, de jardins suspendus, de temple à Éphèse, disparue la statue de Zeus, enseveli le tombeau de Mausole, par terre le colosse de Rhodes, éteint le phare d’Alexandrie. De cette époque, où les gens, la population comptaient en grain de fumée, une folie ordinaire s’était arrimée à nos portes, nos fenêtres, et nos disquettes. La partition s'enrayait, comment faire un équilibre cosmique, en chiffonniers délurés, ou lubriques, qui pensent qu’en se pesant sur la balance, ils obtiendront une addition sincère ?


Des comptes d’apothicaire, des cigarettes, et des imprimés couleur papier, du vert au bleu, quelques idées pour asservir les ventres à terre et faire tomber l’arbre généalogique, et leurs feuilles caduques. L’ère de l’apocalypse des idées, pourtant annoncée depuis de longues années, un temps infime et archaïque, un hic, un choc, le bilboquet de la société, tous des buveurs de zone, des trinqueurs d’ozone et l’oxygène avait fui la nature, absorbée prise pour un jeu de dé, un jeudi ou un mardi. Les week-ends associés, les mammifères avaient dérobé les secrets de la vie pour en connaître l’essence, le fruit du sapin, l’Aubépine, le Cerisier, le Cognassier  tant leur vide leur demandait d’être avide de prés salé, soit de cochon sur patte ou de Cyprès auréolé de corne de buffle. Ses salauds cupides, sans pudeur d’âme, avaient détruit l’avenir de leurs enfants, et ils s’intéressaient aux cartes du ciel pour s’évader de l’enfer inventé… Ces gens par peur de la mort, brûlés par la morsure du temps, oubliaient pour des « legos » à assembler, les fleurs de leur carde, l’enfance bafouée, des naissances sans avenir. De plus en plus de masques, blancs, viraient au gris. Cette face cachée s’affichait dans les rues, les boulevards, qui tels des buvards, absorbaient les toxiques, nuisibles à la santé. Alors, ils priaient, imploraient le ciel ouvert, la pluie, le déluge, pour ne plus vivre dans ce supplice de ne plus pouvoir simplement respirer. Las de tout cela Carlita fut appelée, sa mission était toujours la même, réguler, rigoler, si possible… Une planète. Assise les fesses au fond de la baignoire, cette jolie femme cligna des yeux, un petit clin d’œil, docile, aux aspirations du créateur, le concepteur, l’artisan de l’univers. Carlita Jodoroswki cultivait le mystère du silence, elle aimait la douceur du carrelage, et oubliait son âge, sa jeunesse envolée, sa peau dans l’eau de là où se trouvait le haut-delà, l’au-delà, elle connaissait. Seulement parfois ses cellules  se flétrissaient, un truc thermique une poussée d’artichaut, un concept d’Archimède constaté. Le paysage, de bateaux posés sur le mur de carrelage, des pétales d’Orchidée turquoise lui donnaient l’envie d’émettre un souhait, une virgule dans l’espace, de trouver de la place pour mettre au monde un enfant, dans l’univers, et perdre son don d’immortalité. Une bêtise pensez-vous ? Troquer son âme infinie contre la corde de la vie, un petit.  

Le regard hagard fixait un point de lumière noire, ce rouge qui change l’ombre en or argenté, la mosaïque de ses idées s’infiltrait et fixait une idée fixe, sa dernière mission arrivait à point nommé. Un frisson se dégageait au bas de ses reins, ses seins sans besoins d’hormones se gonflaient d’adrénaline et sa bulle de sécurité se préparait, elle choisissait la couleur de son prochain voyage — Jupiter. Jaune. Une couleur s’associait à un couloir du temps, tel une couleuvre son esprit partait à la dérive vers des rives aux bois charmants, elle buvait sa force de la mort, de cette vie sans enveloppe, pas timbrée pour autant, elle flottait vers une mélopée d’étoiles en furie, des Licornes, des Lions, et se passait l’anneau au doigt. Fiancée de l’espace, elle ne craignait personne pas plus un dragon mandragore qu’une puce des sols, Carlita possédait la clé du secret de la conception du grand tout, de l’élévation de l’essence de vie, de la naissance du clair de Lune, et des descentes aux enfers. Son métier, elle ne l’avait pas choisie choisi, cette demoiselle devait conserver l’équilibre des forces, le positif ne devait pas s’allier au fond noir des ténèbres de décembre. Le jeune femme plongeait vers le fin fond du miroir, sans frémir.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:02


Un communiqué de presse sur cette intrigue policière de l'aber :link
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:46
Les éditions du polar éditeur " Du mage du Rumorvan" ouvre une collection poche en 2010, amateur de polar visitez, le site :link
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 16:26
3 minutes qui expliquent pourquoi le "bébé" Facebouquin, le salon est né :link

Ecoutez la fin du petit film et promis demain matin, je mettrais une photo sorti du cerveau d'un éléphant et bleue

Comme vous avez cliqué sur le lien... la voici, Noon, noon, je ne suis pas en décalage horaire, juste un peu fou et la photographie flou...

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:32



Voyez-vous cette image, elle montre le fond d'un aber, une petite rivière en forme de "S" ne cherchez pas d'où provient l'explosion d'ocre rouge, le ciel n'est jamais autant en colère que ce trait virtuel, elle est la métaphore du collectif Facebouquin, où des gens, des personnes se battent, luttent, dans la bonne humeur pour faire face aux "gros" de l'édition.

Je n'ai aucun talent de photographe, mais quand je lis sur la toile, parfois je tombe "baba" et je coule, mes yeux roulent, et tel la colombe, je roucoule, à moins que ce soit le pigeon qui le fait.

Ne cherchez pas un sens à ce texte, pas de secret caché, c'est juste l'annonce d'un événement à venir, le second salon des grands auteurs de la petite édition.

Des questions :

Quand : Au printemps, je crois

Où : Sur Terre

Qui : peut-être vous ?
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 13:17
Après l'aventure du salon facebouquin, un blog qui met en avant les auteurs qui, comme moi, ne sont pas en tête de gondole dans tous les magasins. Je remercie toutes les personnes qui soutiennent cette idée que  : qualité et nombre ne font pas toujours bon ménage. Deux liens :

1link
Image de Geoges Briot, peintre de l'endroit où se trouve le lieu de l'action.
2link

Découvrez-nous... Un livre s' habille et se désir, je pense en écrivant cette phrase à une célébre chanson...
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 12:59

Sur le parchemin de mon enfance, je croise des ombres. De vagues silhouettes ondulent le long de mes souvenirs. Cette cime de pin qui m'indiquait le vent a disparu, morte un jour de tempête. Mes fantômes me hantent quand le couteau se plante, l'arbre a froid et la mer se démonte. Parfois, je me perds dans le couloir de l'enfance, dans ces quarts d'heure de fous rires que je n'oublie pas, de jeux, du plaisir de naviguer.

 

Adulte, je fuis l'oppression que m'offre la vision d'un vingt heures, la guerre, les accidents, le commerce. Moi, je rêve et je m'éloigne du bruit quand je vole de nuage en nuage, une musique en tête, celle d'un mur que l'on ne brise pas. Ce qui me manque maintenant, ce sont tes yeux verts, douce atmosphère, et cette peur du lendemain.

 

La mort ne m’effraye pas, mais souffrir, je ne le veux pas.

 

Tu as quitté le nid que je voulais construire. Alors, je croise des mouettes sur l'Atlantique Nord, je m'exile sur une île, triste et solitaire, sans la présence de cette émeraude, ta pupille phare. Plus plié qu’un peuplier, je refuse l’image du saule pleureur. Mais sur ce sentier de terre battue, je suis à genoux.

 

Sans ton reflet, le monde est abstrait.
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 16:38

La femme horizon

Noir, lourd, pesant le ciel annonçait l'orage. La terre tremblait entre deux coups de tonnerre, les dieux en vacances s'amusaient à faire peur. Posée sur cette falaise, je les observais, elle et la mer. Des montagnes de mouton déferlaient contre la paroi, un son sourd accompagnait cet assaut, ce fracas irréel creusait le granite et des dinosaures renaissaient de leurs cendres. De longs éclairs se mirent à jaillir, des arcs oranges allaient se perdre sur l'Océan comme d'autres vont se pendre. Ce dimanche, pas de place au silence, même les oiseaux hurlaient à la mort, tout en planant sous ce vent violent. La tempête était au rendez-vous, les marins restaient au port, pas un navire à l'horizon. Les éléments en chaîne montraient la puissance de la colère des cieux, l'air avait de l'allure, des tourbillons de feuilles mortes se baladaient sur ce lieu dangereux, interdît aux promeneurs. Plus d'une âme aventurière s'étaient trouvées happées, englouties par des déferlantes, des lames de fonds qui s'élèvent en colline et aspirent tout sur leurs passages. Prudent, je gardais de la distance, entre moi, elle et le grand bleu. Des chevaux couraient se cacher, les nerfs à fleur, ils détruisaient la dune sous leurs sabots, leurs courses semblaient folles. Je n'avais pas d'heure et d'ailleurs, je ne voulais pas quitter la scène, suspendu entre terre, ciel et temps, je l'observais. Sa robe délicate volait, ainsi que ses cheveux roux, elle allait gracieuse de rocher en rocher, cherchant un semblant de vérité, un coin où se poser. Ses jambes délicieuses trouvaient appuis et refuge, sur le sol, pendant que l'univers paraissait se fissurer. Imperméable face aux humeurs du temps, svelte et douce, son image me traversait l'esprit aussi sensible qu'un courant d'air. Les éoliennes devenaient électriques, elles sifflaient dans ce champ. Moi j'admirais l'élégance de cette femme, sa bravoure aussi elle sentait l'écume. Était-elle suicidaire ?

Je l'imaginais douce, alors que la fureur extérieure me la montrait solitaire et prête à tout pour assouvir sa soif de liberté. Face à la brutalité de ce violent orage, tel une plume, elle s'abandonnait de pierre en pierre, sous le calvaire, et je conversais en sa compagnie, auprès d'un feu de bois à l'étincelle secrète, buvant une tasse de thé ou un chocolat chaud. J'avais des projets concrets, aller voir un concert de Léonard Cohen, et fredonner à son bras « i'm your man » Je voyageais sans grossièreté dans un lit de soie, en effleurant sa main de multiple caresse. Nous nous projetions dans un avenir heureux et j'entendais déjà nos gosses courir dans les couloirs. Nos rires allaient d'étoiles en étoiles s'accrocher au firmament. J'appréciais son agilité, ce pas tranquille et je lui parlais de cette île, tintamarre, où notre amour brillerait sur la plage ensoleillée. En une fraction de seconde, elle était devenue mon soleil, je la sentais si fragile que je voulais lui offrir mon épaule. Ma raison s'en aller quand je la regardais : si belle, si transparente face aux caprices du ciel. Sentait-elle mon regard posé sur elle ?

La mer devenait de plus en plus grosse, la pluie devenait torrentielle et elle, nature, ne bougeait plus. Sa silhouette était souple et je ne pouvais décider de l'aborder en vrai. Sur mon navire, j'étais ce capitaine qui abandonnait le rafiot et laissait son courage dans les livres. Je n'avais pas la force de lui parler, ma maladresse me poursuivait depuis l'école. Alors je restais à une centaine de mètre de ce rêve poursuivant mes mensonges, me donnant une force que je ne possédais pas. Très loin d'être Spiderman, ma toile avait des trous que je ne comblais pas. J'aurais voulu la sauver, plonger si elle tombait du haut de la falaise, mais je me sentais lourd en la voyant si agile, elle était impertinente et désinvolte, personne au monde ne pouvait lui voler son image. La peau blanche, les mains longues et douces, elle venait, pour moi, d'arrêter le temps. Je sais que ce soir au vingt heure, le monde parlera de ses morsures du jour, attentats, accidents, viols et désastre en tout genre, alors je profite de cet arrêt pour croire enfin au terminus. Elle, si belle, sur ce sommet.

Vivace, je l'imaginais frivole aimant les gâteaux et les jeux de mot. Moi, je gardais le silence. L'avenir était à deux pas de moi, et je restais immobile, caché sur la jetée. L'ombre versatile, je voulais courir pour une fois et saisir la chance de cette rencontre inopinée. Je nageais dans un songe au format si réel, ce qui me confronté au fossé de ce passé, de cette perte de confiance. J'allais sur un sentier meurtri par de vague souvenir qui revenaient du néant. Je quittais le berceau de la tentation, choisissant le chemin plus tranquille de l'esquive. Fragile esquisse, je comprenais toute la rudesse du monde. Le volcan éteint. L'amour m'avait quitté un soir de juillet et depuis je courais sur l'illusion de recroiser son charme. N'était-ce-pas elle que je croisais, ce jour-là sous l’ombre d’une relique ?

Mon caractère de liège pesait peu de trouble sur cette vision animée. Elle dansait, légère et virevoltant sous la menace de l'explosion du ciel, un semblant irréel. J'admirais sa dextérité, sa vivacité, son inconscience d'être observée, si libre face à ma sottise et cette bêtise de croire qu'elle deviendrait ma femme. Je l'observais depuis des heures et ma sueur était réelle, je devais prendre mon courage, aller de l'avant, saisir ma chance d'être sur sa route. Elle qui ne m'offrait pas un regard. Je m'approchai et lui saisis le bras. Elle, docile et désinvolte, se retourna. Elle était devant moi, je la touchais et nos deux cœurs se marièrent sous le couvert du tonnerre. J'embrassais nos deux vies, sans prudence, sans sagesse. Merci.


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