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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 11:57

Bonjour, auteur de "Bleu Terre" une balade poétique je voudrais partager mon plaisir de voir, et entendre Christian, mon éditeur au journal régional de normandie, il parle du livre qu'il a édité "les conards de rouen" un collectif d'auteurs qui parle de cette confrérie locale, un contre-pouvoir journalistique de l'époque :

 

http://www.facebook.com/l/dfbfc;www.youtube.com/watch?v=55wi-j-kl1c

 

http://domec.net/

 

Bon film !

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:23

copie__5__de_dscf0223pastel_hiver_campagne.jpg

 

 

un nouveau site pour trouver des informations sur mon compte, et des extraits de mes livres :

 

http://www.everyoneweb.fr/joubert/

 

bonne visite !

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:52

le blog qu'il faut lire link

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 08:59
Bienvenue sur mon site, pour me joindre et découvrir, "Bleu Terre", "le mage du rumorvan" le lien :


http://www.jean-francoisjoubertauteur.webself.net/Main.aspx
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:57

Alerte orange, rouge, je me lève, le vent siffle, mais rien de grave. Dans le jardin, une branche brisée, mais pas par cette tempête annoncée, il faut dire qu’ici en Bretagne, souvent le suroît souffle et les toitures tiennent, question d’habitude sans doute. Voilà venu le temps de l’information, le temps où l’on vous dit ne sortez plus, ne sortez pas, dehors, il fait froid, il pleut, il vente. Je me souviens d’un temps où la météo était incertaine, et si peu fiable, que l’on se fiait aux oiseaux pour savoir si aujourd’hui on pouvait aller jouer sur l’eau. Précision, science, peur de la mort qui rode comme un fantôme sur nos parterres en fleur, nous somme si informer que parfois il faut se méfier de soi, de ses propres réactions, demain, je ne fais rien, je reste au lit, madame soleil l’a dit, il pleut, il vente, c’est la fête à la grenouille. Demain, je n’irais pas à la rencontre de mon destin je reste dans ma bulle. Tempête, elle porte un nom, je l’ai oublié, un joli prénom pour de l’air qui danse. Je n’ai pas d’images à offrir, juste ses quelques mots sur ce terrible jour, où je pourrais promener mon chien sans risque tant le calme est là, tous les feux sont au vert, et ma veste de quart peu rester au placard.

http://www.editions-du-polar.com/livres_le_mage_du_rumorvan.html

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 11:52

Divagation d’un loup solitaire

 

 

 

1

 

 

 

Je partais vers des lendemains chantants, une histoire d’amour, un coup de foudre, et puis plus rien. Si quelques nouvelles, et je savais que j’allais apercevoir sa silhouette, je rêvais à son sourire, j’avais encore l’odeur de sa peau incrustée au sein de mes  sens, pas de chance. Vol au-dessus des nuages, je suis en compression, dépression, le mal est tapi en mon antre, mais je ne le vois pas. Je voyage, Brest/Saint-Martin aux îles de Saint-Martin aux Antilles, derrière moi je laisse mon vague à l’âme, et je pense à elle tellement qu’elle me tourne la tête, je suis coincé entre la joie de la revoir, et le désir de la laisser vivre sa vie tel qu’elle l’entend. Sur la mer, les oiseaux disparaissent, nous sommes au milieu de nulle part, enfin si, au centre de l’Atlantique. Cinq gamins qui jouent sur l’Aigue-Marine, un joli bateau de cinquante pieds flambant neuf, nous alignons les quarts, et la vie à bord se passe bien. Bien que je sois un Fennec, le corps à sa sueur, nous mangeons, nous rions. Parfois un troupeau d’Orques se laisse approcher, une centaine de mètres, ça fait déjà froid dans le dos, ils sont si gros, une famille près des côtes des Canaries, charmant bout de terre, montagne et bord de mer ; plus tard c’est la queue d’une baleine, des dauphins, et un groupe de Rorquals qui viennent nous saluer, un convoyage, un beau voyage, et au bout elle. Je la pense, je l’envisage, et quand j’ai sa voix au téléphone, je sais qu’elle est en colère, alors j’ai peur, peur de mélanger les genres, le rêve et la réalité.



Nous finissons par nous attacher au port dans l’anse Marcelle et celle qui a tous mes suffrages est là ! Pas d’orage… non, juste la peur d’être gauche, maladroit. Notre rencontre se résumera à un désastre. Je ne m’attendais pas à un piège, je ne m’attendais pas à autant de froideur, je ne savais pas que j’allais être si transparent. Je frissonne en pensant à ce plongeon vers lequel je vais tenter de vous entraîner, personne n’est prêt à tant de douleur, je voudrais être honnête. Elle, elle se reconnaîtra si elle lit ces quelques lignes, et moi, c’est moi, Jean-François Joubert, un patronyme que je porte depuis ma naissance.



 

Le rendez-vous. Une copine d’alors m’accompagne, elle m’aide à vaincre cette boule dans l’estomac. Nous nous embrassons sur la joue, nous nous installons à une table, commandons des bières, et elle parle. Je la regarde, la frayeur au ventre. Je ne rate pas un mot. Elle est partie avec un autre que moi, un homme, je ne le verrai pas. Je sens qu’elle le quitte et j’ai peur de lui dire ce que je ressens, alors je suis muet, ou presque… et la bonne copine ne fait rien pour arranger les choses ! Elle reste à notre table sans me laisser la possibilité de m’exprimer, elle écoute, parle, s’intéresse et me laisse la maudire. J’aimerais un peu plus d’intimité, je m’autoriserais bien à voir ce que je cherche, un sourire, des rires, la complicité que nous avions, et rien ne viens. Je jette un œil sur son ventre, son tee-shirt est court, je vois qu’elle n’a pas les tablettes de chocolat, chose qui me prouve qu’elle ne grimpe pas au mât, souvenir d’une discussion d'avant le naufrage. Je l’écoute et ça n’a pas été de tout repos : son désir d’évasion, de liberté comme elle dit… et moi, je l’observe…  je voudrais lui dire moi, je voudrais lui dire que j'ai envie de la serrer dans mes bras, je voudrais… mais je suis paralysé.



 


Je crois qu'il n'existe pas de moment plus délicat dans une vie que ceux qui vous donnent une seconde chance de réaliser les rêves qui vous poursuivent la nuit pour la rater de façon magistrale. Elle est là, son regard est loin des étincelles de mes maux, froid, glacial, à l'évidence elle a tiré un trait sur notre  passé, et vous, et moi, je suis trop con pour le faire. J’ai le souvenir vivace, et je vais plonger dans le grand noir, l’assiette de pas de veine, connaître la folie, alors que je n’y suis pas préparé, mais qui est préparé à cela. Une heure. Nous avons pris un verre, discuté soixante minutes, et je n’ai pas dit un mot, je suis un chien sauvage, je suis vert, et ce n’est pas fini.



 

Je suis sur l’île, elle est là, je n’ai rien à faire, elle travaille, et je voudrais reprendre le cours de ma vie, retomber dans un fleuve de joie, mais je dérape. Après ce fiasco, je suis obsédé par sa présence, je voudrais tant lui parler vraiment, je voudrais tant déclamer mon amour alors que j’erre en malheureux sur ce bout de France, Marigot, seul ou accompagné, et je suis seul dans cette goutte de désespoir. Et puis la folie guette, je ne la sens pas encore mais elle couve sous un terrain fertile, le mal de cœur, ce que l’on nomme le désespoir.



Je me souviens marcher, à la recherche de sa présence, son ombre et puis je me pose sur un caillou. Un drôle de rocher près d’un lieu terne. Je regarde les oiseaux, la mer chante, je me pose et là, bizarre, ma tête est envahie par un tourbillon d’images. Je viens de croiser l’axe pervers entre illusions et réalité ! Ces représentations comme venu du grand vide, du ciel. Je suis seul, et les prémisses de la folie viennent de me surprendre, je suis en nage, je pars à gauche, à droite, je me pose des questions sur cet envahissement soudain, la sensation d’être visité était trop bizarre ! Imaginez un instant que vous êtes là paisible, enfin, plutôt torturé par un manque cruel… que vous cherchez une solution pour qu’elle revienne sur ses choix… et ce flot d’images, ce tourbillon d’informations qui déboule de nulle part ! Et deux visages, deux personnes que je connais qui sortent du lot, pourquoi eux ? Je ne sais pas. Vraiment je perds le nord, je vacille. Je vais chancelant vers le cœur de la ville, en me disant tout le long du chemin : "je suis fou" ! Je ne sais plus comment réagir, terrassé par cette intrusion dans ma tête. Ça avait été tellement violent ! Paisible sur la roche, les fesses posées, et ce flot d’images qui me submerge. Que se passe-t-il ? Á qui parler ? Depuis que nous sommes à terre l’unité de l’équipage s'est délitée, nous sommes tous devenus individualistes, chacun comptant ses sous. Trois personnes à partager la note salée des frais d'hôtel, car nous savons malgré tout que nous ne sommes pas des voyageurs privilégiés

 

 

Je sais que je n’aurai pas d’autre chance de lui parler, de résoudre l’énigme de cette séparation : Qu’est-ce-que j’ai fait de mal ? Je m’enterre dans mon mal être et j’entends les autres se plaindre de cette fille : elle est si, elle est ça… Mais elle est comme d’habitude je ne vois pas le problème.




Passons, je rencontre une connaissance Brestoise, une autre jeune fille que je connais peu, mais elle fréquente la bande de voileux, elle m‘invite chez-elle. Nous faisons du stop, ça fonctionne, et me voilà sur une plage où je regarde le décor, le rêve ! Cuisinier, et un centre de voile à côté pour les loisirs, son mari réalise mon rêve. Dans ma déconfiture, je me sens con. Je me sens vide. Je me suis remis du tourbillon, et j’accepte de boire une bière, de jouer aux échecs, et de fumer un joint. Il est tard, je suis loin de l’hôtel, et je reste sur le canapé, et là la colère m’emporte ! La déchirure face à ce couple… j’entre dans le cœur du problème : ma solitude. Crise d’insomnie, je sors… je vais jusqu'au lambeau de bout de sable, et pour y pleurer en position fœtale, plié en chien de fusil… je suis tout petit. Je jette le téléphone portable flambant neuf que je viens d’acheter car je sais qu’elle est là, dans les bras d’un autre. J’ai mal. J’ai froid, et la douleur me force à me déshabiller… nu comme un ver, je crie ! J’hurle mon incompréhension, je pense à mon père mort sur la vase, et je suis là nu, je soufre, j’interpelle les cieux, Dieu, je lui dis qu’il ne sait pas comment il s’appelle, et que c’est peut-être moi lui ! Oui, je suis fou ! Fou d'amour !  je voyage sur mon travail de l’été, ma bourse n’est pas élastique, elle augmente mon angoisse à chaque pas, elle qui partage ce lambeau de terre perdu dans l’immensité de la mer, et la grandeur toute relative de la Terre.

 

En colère, nu, je rentre dans la maison, je me couvre. Juste avant, comme si j’avais eu une réponse du Tout Puissant, j’ai senti comme une aiguille entrer dans mon pouce, et puis la Terre tressauter tandis que  la nuit peinait à chasser ses étoiles, comme si le temps s'était suspendu. Un passant passa, je l’agressai presque. Il est témoin involontaire de ce coup d’éclat, de la nuit retenue, de cette nuit qui refusait de laisser l’aube entrer. À cet instant j'étais si sensible que je ressentis la rotation de la Terre. Je venais d’entrer ailleurs… dans un monde de folie. Une crise paranoïaque, une crise spirituelle, une crise contre le monde, tout le monde.



Même à l'abri dans la maison, la douleur est tellement forte qu'il m'est impossible de dormir. Alors je me couvre le corps d’une toge, la couverture du canapé et je pars sur la route. Je marche. Je marche, la vie s’éveille, et je croise du monde qui rigole… tout le monde se moque de ma désespérance.

 

 

Alors je décide d’ôter ma cape, le drap tombe à terre, et j’avance nu… les gendarmes arrivent, ils m’arrêtent, me couvrent, me posent des questions…  et je me retrouve pour la première fois de ma vie à l’hôpital psychiatrique.



Marigot, ville de mon errance psychique, je crois en une conspiration, je crois que l’on croit que je suis homosexuel, je crois… Rien ! En fait, j’ai juste mal. Je suis enfermé dans un institut, calme, j’ai une chambre, on me nourrit, et je ne sais pas ce que je fais là. Bien sûr, il y a eu cette crise de nerf, cette crise de démence… et puis je voudrais la revoir, lui dire "Je t’aime" lui dire "Ne me quitte pas ", et je joue avec un compagnon de voyage aux échecs, rare visite. Un piège. Je suis hors de moi ! Je souffre et je crois qu’une ex m'a tendu un piège mais pourquoi ? Et qui ? Je déraille, refais ma vie, de tout petit à maintenant, et je craque encore, ou était-ce avant ? Je me souviens jeter mon poing dans une vitre. J’ai mal. Je saigne. Je suis ouvert… c’était avant le tourbillon, avant d’exploser, avant de me retrouver au centre de mes angoisses ; toujours piégé par ma propre personnalité.

 

 

Retour à l’hôpital, je vais être rapatrié sanitaire mais je ne le sais pas encore. Elle est là mes affaires et sont dans des sacs poubelles. Elle les pose, enfin seuls… je suis bloqué, coincé, je parle avec le cœur, enfin ! De son côté, ce sont mes yeux qui parlent, elle a une blessure sur la jambe gauche, cicatrice d’un soir de folie ordinaire. Je fixe cette marque, je sais qu’elle n’a pas eu la vie facile, et je sens ses reproches, mais nous n’en parlons pas. Bientôt un médecin va m’emporter dans un avion où j’écouterai le «Petit prince » … je suis emporté sur la voie inexorable de mon destin. J’ignore où je vais, et je sais seulement que je retiendrai sa voix, le son de sa voix quand je lui donnais un texte à lire, celui de notre balade sur l’Océan, son émotion quand elle s'exclama « pour moi ? »
 

 

Des infirmiers entrent en force, une piqûre, je suis phobique des piqûres, et l’on me pique de force… dans le couloir je la vois s’éloigner sous l’assaut de mes cris, elle titube… preuve que mon sort ne lui est pas indifférent.

 


Retour en France, premier voyage vers l’hôpital psychiatrique, un lieu où j’effectuerais des stages, quelques stages, quelques crises. Pour l’instant, je n’entends pas les voix, pas encore. Les amis de l’époque sont là, ils passent me rendre visite, je ne suis pas encore complètement isolé, j’ai des copains, mais l’histoire de Saint-Martin va irrémédiablement nous séparer. Pour l’instant je suis juste un petit homme qui vient d’exploser. Je ne comprends pas cette maison de repos, on me pose dans une chambre, mes compagnons d'infortune sont des « vieux », je suis mal. Combien de temps dure mon premier séjour ? Je l’ignore. Les médicaments sont forts, je n’ai pas encore de crise de démence juste ce poids sur la conscience… celui d’être arrivé à la croiser sans la chercher. Le destin nous a rapprochés puis elle est partie sur la mappemonde et je n’ai pas cherché à contrarier ses projets. Au début nous avons gardé une correspondance, puis le vide.



Ma convalescence est lente, mais je ne m'en préoccupe pas et pars prendre un avion pour Saint-Martin car je sens que je dois lui parler, seul ! J’ai des problèmes d’argent, je suis en pleine angoisses, et je vais rejoindre un ami à Montmartre, il m’héberge, j’ai des cailloux pour offrir à ma belle, je les montre. Je ne suis déjà plus moi tant je suis troublé par cette rencontre, cette mauvaise fortune. Elle m’avait offert un collier, une pierre entourée de fils de bouchon de champagne, je ne l’avais plus autour du cou mais je le serrais dans ma main, dans ma poche ce cadeau. Je devais lui montrer, lui expliquer que je suis son double, sa partie complémentaire alors je vole vers notre destin. Je retourne aux Antilles et je cherche la fille, presque sans argent. Un voyage dangereux et suicidaire. À l’époque je ne voyais pas ma vie sans sa main. J’arrive sur l’île, la partie Hollandaise, et de suite je suis perdu. Un taxi, Marigot, je ne sais même pas où elle habite, la nuit tombe, j’ai juste un sac à dos, quelques affaires, pas de quoi prendre une chambre d’hôtel. Je la cherche. J’ignore si elle est encore là. J’erre dans ce petit monde que je connais mais je ne parle à personne. Alors je marche et regarde la nature. Le souvenir est confus depuis tout le temps passé entre ma vie et cet écris, je me souviens seulement que dès le premier soir, je sais que je ne la trouverai pas. Je sais aussi que je n’ai pas d’argent. Rien, où si peu. Alors c’est la colère rentrée qui me porte, je vais vivre sur l’île en ermite, première nuit sur le sable, j’ai froid. Je dois compter les étoiles, rêver à son sourire, je dois me battre contre cet air froid sur ma peau, les tremblements, les petits cailloux qui se glissent sous le dos. Le matin arrive enfin, et je commence ma longue balade à la recherche de n’importe quoi, je marche. Marigot, il me reste quelques pièces pour un café et un cybercafé, je cherche à la joindre, j’ai son  numéro de téléphone, et je crois être suffisamment proche pour l’appeler, pas si simple. Ma carte bleue est là pour le retour, elle est aussi ma carte téléphonique, et je n’arrive pas à l’appeler, alors je sombre dans le délire de la conspiration, l’état qui me bloque, qui se joue de moi. Je suis furieux et trimballe ma colère jusque sur le bout du quai…  toujours en pensant à elle, je cherche des signes qui nous rapprocheraient l’un de l’autre.

 

 

Sur cette jetée, je trouve du bois, une cabane en construction, et un poteau de béton. Je pose des planches en biseau, cela sera mon toit car l’humidité est là, il pleut. Je passerais bon nombre de nuits sous cet abri artificiel, entendant la pluie, recevant la pluie. Je suis sur une île seul et je vis en Robinson, perdu dans mon affliction, ma détresse. Je suis venu la voir et elle n’est pas là, alors je passe mon temps comme je peux. Début de ma croisade contre les vents du hasard, je marche, je fais le tour du bout de pierre, homme perdu en mer. Je sors de la partie française et je vais voir la Hollande, le chemin des fleurs et ses villas de milliardaires, je marche sans avoir d’autre but que de croiser sa route. J’ai jeté ma carte bleu, je n’ai plus rien pour vivre, plus un sous de vaillant, seul ma jeunesse d’alors m’aide à survivre dans mon obsession à retrouver mon chemin. J’irai demander du travail, je sais qu’en pleine saison des entreprises cherchent des peintres, mais ma tentative va se solder par un échec. Tour de l’île, je me fais chasser comme un malpropre de la partie hollandaise, aujourd’hui encore je ne sais toujours pas pourquoi, peut-être parce que je voulais monter dans un bus. Je coupe un pied de cactus, en bois le jus, ça pique. Je surplombe une marina et me couche fatigué dans un talus, des pierres me caressent le dos et rendent impossible le sommeil, alors je marche vers la jetée.

 

Un soir, je m’arrête pour me protéger du froid face à la mer sur un terrain que je crois abandonné, un hôtel détruit par un cyclone, une piscine sans eau, je chante dans ma tête « Pull marine » … quelque part je suis bien dans ma conscience car je cherche l’absolu mais j’ai aussi mal au fond de moi de me retrouver tellement seul dans un milieu somme toute hostile. Derrière un talus, je me protège du vent glacial, mon petit sac à dos me sert d’oreiller, le vent s’infiltre sous mes vêtements, ma peau tremble, j’ai froid, je vais donc me réfugier dans le corridor protégé par les murs de l’ancienne bâtisse. Soudain, au milieu de la nuit, une voiture, des bruits de pas, des fers sur le sol, une arme, le clic d'un chargeur, plus de sécurité…  un gardien du domaine me tient en joue ! Je ne demande pas mon reste, je repars sur la route sans avoir dormi et retourne sur la plage. Je manque d’eau, parfois j’entre dans un restaurant, une maison quémander ma pitance, je suis perdu.


 

Je suis retourné sur la jetée et là je me suis jeté dans l’eau tout habillé. J’ai nagé en attendant de couler, jusqu'à ce que je vois le soleil me faire un clin d’œil, alors je suis sorti de la mare. J’en ai marre de souffrir. Une annexe vient me secourir… ils ont remarqué que je nage habiller, je décline leur invitation, regagne la rive, regrimpe vers ma cabane faite des planche de cette construction restée en plan. Je suis sale, plein de sel. Heureusement, la journée va me permettre de sécher.



Le jour je marche, la nuit je suis près du centre de Marigot et sa sono qui hurle, j’entends « travailler c’est trop dur, et voler c’est pas beau » j’ai l’impression que toute la ville a les yeux rivés sur moi. Un après-midi je zone et je suis assis auprès d’un trou de crabe de terre, une personne vient me voir et me donne des amandes, je vais sur un banc et j’hurle « je t’aime » puis je redescends. Des voitures passent je suis tout près de me jeter sous les roues d’une bleue, et je donne un coup de pied dans la porte quand elle est devant moi… j’ai vraiment été à deux doigts de me coucher sous ses roues, le conducteur s’arrête, il est furieux et vient m'invectiver, nous nous battons, il me frappe, je saigne du front, il veut me crever les yeux et je me retrouve à l’hôpital où je serais pris en charge.



Retour au point de départ sous perfusion, combien de temps vais-je y rester ? Enfin, je mange à ma faim. « père fusion » voilà que je suis sur les traces de mon père…

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:35
Bonjour, je suis un jeune auteur et je n'ai pas de papier pour mon premier livre publié à compte d'éditeur aux éditions du polar. Auteur de "désir d'îles" et "le temps d'une révolution" j'ai eu la chance de voir mes livres sortir sur papier en donnant mes droits d'auteur à l'HAMAP et S.O.S Enfant. Aujourd'hui, je suis dans le grand bain, et je vois tous les jours la difficulté d'avoir un support, un livre, et d'être totalement ignoré. Le thème :

http://www.editions-du-polar.com/livres_le_mage_du_rumorvan.html

Bientôt, une autre aventure avec "Bleu Terre" de la prose poètique édité aux éditions les penchants du roseau, mais je vous en parlerez, plus tard.

Cordialement
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 13:50
Bonjour, il y a quelques temps, j'écrivais des textes courts qui sont devenus un ouvrage : Bleu Terre.

Disponible dès à présent pour les commandes sur le site : link

J'espère que vous passerez un excellent moment en ma compagnie...
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 12:20
Difficile d'être un auteur de l'ombre, la presse locale, nationale n'a pas envie de parler de mon actualité, il n'est pas faute de les contacter, mais quand on est un auteur de la petite éditions, seul le bouche à oreille fonctionne. Aussi, je voudrais dire que mon livre : "Le mage du rumorvan" a peu ou pas de chance d'être visible, pourtant je suis disponible pour communiquer, si vous avez une idée pour m'aider, n'hésitez pas à me le dire.

link

link

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:17
link

Quelques images pour tenter de montrer l'ambiance du livre...
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