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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 12:31

Le son du canon

 

 

 

D’une lointaine dérive, aux cocotiers

Provient l’armée du salut, une misère

Les murs peu épais, j’entends, les cris

Les mains et les pleures, et plus rien

Sourd, aveugle, sans bâton, action

Je freine, pour ne pas naître chien

Je donne et toujours, ce refrain

Le son du canon, tout ses crèvent la faim

Une pièce dans la main, un litre de vin

Pas de caresse, pas de tendresse,

juste un flot d’ivresse

perdu dans la nuit, d’une mémoire absente

les feux des étoiles brillent, les arbres crèvent

la fumée s’étiole, les idées s’envolent

loin de cette grève, la mort, elle, rigole

de toutes les frontières meurtrières,

des souricières, d’une pièce, d’une obole

des gens assis dans la rue, la peine au cœur

sans papier, désespoir sans retenu

l’âme d’une dame noire, presque nu

Le son du canon, tout ses crèvent la faim

Une pièce dans la main, un litre de vin

Pas de caresse, pas de tendresse,

Juste un flot d’ivresse

 

Au soleil, où à l’ombre des idées perçues

L’indifférence tu

Au soleil où à l’ombre des idées reçues

L’intolérance tu

Et toi, tu tutoies, sans vergogne

Quand moi, je deviens un ivrognecardiff_002.jpg

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