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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:50

Le marin

 

Derrière la ligne Maginot, se tenait un marin

Observant, les oiseaux, les visant, un à un

Debout dans ses rêves, aux airs demi teint,

Demandant de l’eau, à ses buveurs de vin

Les lettres gravées dans sa mémoire, il

Voulait se taire, ne plus voire que les îles

Loin de ce télégramme, fait à la main

Son univers, tenait dans ce joint

Refrain

Pourquoi les oiseaux volent,

Quand les hommes manquent d’air !

Pourquoi, les années folles

Quand les fleurs fanent parterre

 

Ce pli, ce cachet, son esprit malin

De l’eau, et de l’au-delà, de boue

Crevant d’ennui, de peur et de faim

Sans elles, sans thème, le moteur étang roux

Attendait le croissant de lune,

le croisement du silence et de la plume

le IQ du hibou super chouette

le canard en amarre une cascade d’allumettes

Refrain

Pourquoi les oiseaux volent,

Quand les hommes manquent d’air !

Pourquoi, les années folles

Quand les fleurs fanent parterre

 

        l’arc  du vent bandait, tel une flutte à bec, la commissure à l’angle

Le sang fouettait la cuisse de Jupiter, ou du sale temps

Dune coquette hulotte, sa mère de sable, d’or dure  et de fosse dents

Une question sarabande, une pomme sur la langue

Pourquoi pleut-il du sel, de l’iode, au bord de la mer

Des pluies de pains au chocolat la tête au Nord

Et que les richesses de la nappe monde

Se trouve au Sud

Refrain

Les lettres voyagent en alphabet,

Du A grecque à la macédoine

De bêta en gamma Jeté

Tel une cigarette sur la chaussée

Pourquoi les cocons rigolent

Devant la pluie de leurs ancêtres

Un ru, une ruine au centre de la ville

Si un jour un papillon, devient le ruisseau

L’ouragan aura fait sa peau

D’âne.

 

De quoi ouvrir les mailles du filet

 

 

Dans ce trou à rat, vivait un marin

De ces yeux bleu clair ressortaient des éclaires

Quand les bombes déchiraient de la chair

Le fusil en arrière, il pensait à sa mer

De la blancheur de son dos,

Du bonheur d’être sur l’eau

Quand les chants déchiraient l’atmosphère

L’homme pensait aux sirènes, à sa mère

Le sang coulait sur sa peau,

Lui, pansais ses plaies, ses mystères

Sa mémoire, une ligne de sa main

Refrain

Pourquoi les oiseaux volent,

Quand les hommes pleurent parterre

Pourquoi les années folles

Quand les femmes cries misère

 

Derrière les barricades, vivait un enfant

Dans ses yeux bleu clair, se lisait l'amer

Une pierre dans la main rouge, sang

Il pleurait pour demain, pour la Terre

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

jeffjoubert 10/01/2011 18:50



valérie une erreur de manipulation a mis votre commentaire à la corbeille alors je vous dis bonne année