Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 20:45

 

 

 

 

 

         Droit d'asile !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est dingue, parfois j'ai envie d'y retourner !

 

Où cela ?

 

Ben, chez les dingues, enfin à l'hôpital psychiatrique...

 

Pourquoi ?

 

La solitude !

 

La solitude ?

 

Oui, elle vous emporte très loin dans l'insomnie, sur d'autres terrains, sans d'autres jeux que le je. Le noir s'installe, comme pour nous tous. Sauf que parfois le soleil éclaire, or l'humeur reste sombre, sans étoile, plus rien au fond des yeux. Qu'est-ce que la folie pensais-je ?

 

Moi, je l'ignore !

 

Une idée, une idée énorme des normes, s'écarter d'une certaine routine de la pensée commune, de cette voie à suivre, ne plus être seul et penser comme les autres. Un  idéal communiste de la pensée, entrer dans un moule et ne plus en sortir !

 

Sur quels sujets, par exemple ?

 

L'argent !

 

L'argent ?

 

Une nécessité en soi, afin de sortir du vide et de prendre sa route vers l'absolu bien être, le confort matérialiste. Faire de ce besoin sa quête de tous les jours, pour manger, boire, dormir, et devenir comme les autres, CONSOMMER !

 

D'après toi, c'est cela être fou, ne plus consommer !

 

Je me souviens de cette absence d'argent, sans domicile fixe j'errais sur les routes, laissant le temps passer sous le son de mes pas, sur des chemins de terres, des parterres de fleurs, en sueur, j'avançais, muet. J'avançais invisible, traînant toute la misère du monde, tout cela parce que inconscient, dans ma folie naissante, dans un accès de rage, j'avais jeté le précieux sésame, la puce de ma carte, Bleu? Verte ?

 

As tu trouvé de la solidarité ?

 

Aucune !

 

Que sommes nous sans argent ?

 

L'argent en soi n'est rien de plus qu'un étalon de valeur...

 

Tout le monde le sais !

 

Question d'image, l'or est la valeur étalon, mais imagine que ce soit une autre matière...

 

Du chocolat ?

 

Pourquoi pas, mais suis une autre piste, pense aux kilos, ceux de plumes, et de plomb !

 

Et alors ?

 

Imagine que l'humain, dans son aspect international, aurait  pris comme valeur étalon...

 

un cheval ?

 

Non, les excréments, que vois-tu ?

 

Que nous serions dans la merde !

 

Au contraire, le système marcherait, car la merde est une ressource sans fin, pour ceux qui ne meurent pas de faim...

 

Dommage, que le choix de cette monnaie, étrange, ne se soit pas fait !

 

Cela ne rendrait pas le système plus juste, qu'avec l'argent, les pays qui cultivent la culture des terres, les lieux tempérés seraient riche, les déserts resteraient fidèle à eux même, et toi pour acheter une baguette, tu te promènerais...

 

En brouette, pleine de merde fétide, l'odeur serait terrible !

 

Pas plus terrible que l'argent sale, de nos jours,  qui sommes nous sans argent, sans parole...

 

je ne comprend pas ?

 

Une bête !

 

Une bête ?

 

En effet, dans les abysses, peut-être que certains animaux possèdent des valeurs proches des nôtres, et sait-on jamais, un système commerciale !

 

Peut-être ? Mais pourquoi vouloir s'enfermer chez les dingues ?

 

Pour être libre !

 

Être libre ?

 

Oui, perdre la notion de temps, d'argent, ne plus être qu'une pensée abstraite. Une de ses pensées dont tout le monde se moque, fruit d'un déraillement, du rejet d'être. Être seulement, une pièce du système. Isolé !

 

Mais, comment être libre dans un lieu où parfois, des mains tournent des clefs, et vous enferment ?

 

Ce n'est pas facile, oui, vraiment pas facile, si l'on ne possède pas d'imagination, une parte de rêve, un idéal !

 

Un idéal ?

 

En gros, difficile de se sentir libre dans un monde totalement mercantile, si l'on ne possède pas une folie douce, ou si l'on perd la tenue indispensable, à mes yeux, pour vivre ; l'innocence !

 

L'innocence ?

 

Parfois, des innocents vont en prison, mais ce ne sont pas les même barreaux que ceux de l'asile qui vous retiennent. En prison, ils doivent être plus concrets, et pour ce qui reste de joie de vivre, de partage avec le monde, en prison, je pense qu'ils doivent manquer d'oiseaux, dans leurs volent, dans leurs chants...

 

Tu as sans doute raison !

 

Mais, je parle là d'un isolement que je ne connais pas, ce qui ne me permet pas d'avoir des certitudes. Oublions de suite, cette digression, et revenons en au fonds du sujet. Être !

 

C'est un verbe !

 

Bien sûr que c'est un verbe, mais c'est aussi notre sujet...

 

L'ego ?

 

L'ego, sans égoïsme !

 

Difficile !

 

Mais pas impossible !

 

Être un individu noyé dans la masse, sans penser seulement  à sa gueule, n'est-ce pas ?

 

Tu as compris, tu vois !

 

Devenir altruiste ?

 

Pas seulement, exister en tant qu'individu. Parfois je me pose cette question qui en découle, à t-on vraiment le droit d'exister, d'être un, de se penser unique quand l'on vit en société, en groupe, en troupeau ?

 

Bonne question !

 

Doit-on être des panurges, et suivre le mouvement, sans se poser de temps en temps quelques questions qui ne reposent pas de suite sur des éléments primaire, de besoins primaires ?

 

Pas de réponses !

 

Moi non plus, cette question est trop vaste, trop pleine, trop de paramètres. La notion de bien et de mal se pose, elle s'oppose et je ne suis pas moraliste. Inutile de griller quelques neurones afin d'y apporter un début de réponse qui restera incomplète. Une métaphore , là, me vient à l'esprit. Le ciel, et ses étoiles. Chaque étoiles est unique, brillante, or parfois l'une d'elle se détache, et brûle !

 

Une image ?

 

C'est ce que nous sommes tous, nous les humains, des images faîtes de sang et de chair, et parfois cela fait mal, et ses maux nous font penser que l'on existe, que nous ne sommes pas que des images, des points d'interrogations. Je me souviens d'une de mes premières pensées. Tous les matins au réveil, au lever, après chaque nuits que la vie me donnait, je m'observais dans la glace. Pas longtemps, mais suffisamment longtemps tout de même pour me rendre compte que cette petite voix qui vivait au fond de moi, possédait une image, un corps. La couleur de mes cheveux ne changeait pas, et bien d'autres éléments restaient stables. Chaque matins, chaque après-midis, chaque soirs, chaque jours, lorsque je me réveillais, j'étais moi, et pas quelqu'un d'autre. Un jeune humain de sexe mâle. L'image pouvait évoluer selon l'espace temps, la croissance, la naissance de la barbe, la fatigue et d'autres éléments de la vie. Mais le constat était le même, oui, chaque jours qui passaient je n'apercevais pas d'autres images que celle de moi-même, et rien d'autre...

 

Cela me paraît évident !

 

Evident !!!

 

Ben oui, nous ne sommes pas des papillons, et nous apprenons à vivre auprès de notre image...

 

Évidement, bien raisonné. Nous entrons là dans le domaine complexe de la notion de temps, difficile là aussi, d'affirmer son existence, et cela à cause de la notion d'infini. Si l'infini existe, et je dis bien s'il existe, alors cela amène à l'évidence, pas de début, pas de fin. Donc, ce qui en découle...

 

Pas de temps !...Et l'image qu'apport'elle ?

 

La vie !

 

La vie ? Alors la technologie apporte la vie !

 

Bien sûr, c'est même à cause de ce phénomène que la race humaine se place au dessus des autres. Certains humains se croient au-dessus des autres animaux, grâce à ce pouvoir de création. Mais que pense un lièvre, une tortue, un paresseux ?

 

Je l'ignore !

Partager cet article
Repost0

commentaires